Énoncé de mission

MODÈLE MULTIDIMENSIONNEL DE PASTORALE POSTSECONDAIRELa Pastorale universitaire et collégiale catholique du Canada («la Pastorale») est un réseau national d’agentes et d’agents de pastorale professionnels. Ancrée dans la tradition de l’Église catholique romaine, elle s’inspire de la vision de Vatican II. La Pastorale vise à apporter l’Évangile du Christ au monde académique par l’entremise d’un réseau national avec l’aide du bureau de coordination nationale et le bureau de direction nationale, par le biais de publications, de programmes et d’autres façons de partager les ressources, et par des conférences nationales et régionales des agents de pastorale ainsi que des conférences estudiantines.

La Pastorale tire ses origines des premiers collèges catholiques du Canada dont certains ont de plus de 200 ans. Son Éminence le Cardinal McGuigan en fut le premier modérateur épiscopal en 1946. La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a nommé le premier aumônier national en 1948. L’Association canadienne des étudiantes et des étudiants catholiques du Canada (ACEC) est liée de façon intrinsèque à la Pastorale par son histoire, sa mission et son esprit. L’ACEC est membre d’un des plus anciens mouvements internationaux d’étudiants : le Mouvement international des étudiants catholiques (MIEC). La CECC a reconnu l’ACEC comme une association laïque privée de fidèles en 2011.

Étant donné que :

  1. Nous tirons notre mission et nos activités pastorales de notre identité baptismale avec Jésus Christ qui se révèle dans notre expérience et dans la tradition de l’Évangile qui nous appelle à vivre le mystère pascal en proclamant et en construisant le Règne de Dieu.
  2. Le cœur de notre pastorale en particulier répond aux besoins spirituels de la communauté universitaire et collégiale à la fois en tant qu’institution scolaire et en tant que membres individuels.
  3. Notre pastorale universitaire comprend une médiation entre l’Église et la société civile dans laquelle nous vivons.
  4. L’universalité de l’Église et de la société civile sont dans un état de profonde transition sans aboutissement ou changement prévisible.
  5. La communauté universitaire, l’Église et notre société canadienne demandent que l’on prête attention aux questions de notre époque concernant la justice, la société multiconfessionnelle et l’égalité entre les sexes.

Mission :

  1. Réflexion : Dévoiler, éclaircir, articuler et expliciter la conscience implicite de la dimension spirituelle dans la communauté universitaire afin d’amener la reconnaissance du mystère de l’Être divin, à la fois immanent et transcendant, dans la communauté universitaire.
  2. Action : Participer à l’humanisation transformatrice de la communauté universitaire, à la fois en tant qu’institution et en tant qu’individus mutuellement liés, et en être la catalyse.

Nous nous engageons à poursuivre cette mission par une pastorale libératrice et collaborative.

Principaux éléments de notre pastorale :

  1. Cheminer avec la communauté universitaire et collégiale et ses membres dans leur tristesse et souffrances, guérison et joies dans la lutte d’un mouvement libérateur de toute oppression vers la liberté de notre humanité selon la volonté de Dieu. Cette pastorale de la présence – « commettre un délit d’intention » – est notre seul moyen d’accompagnement. Par ce cheminement, le Règne de Dieu s’introduit dans notre communauté universitaire et nous vivons ainsi l’expérience du mystère pascal.
  2. Appeler prophétiquement l’université et ses membres à participer à des activités humanisantes, transformatrices et libératrices. Les aspects de guérison et d’éducation de ce rôle prophétique, lequel lie les questions de tous les jours à la réalité de la foi, seront accomplis en écoutant ces prophètes parmi nous qui nous appellent à la conversion, en se joignant à eux pour soulever des questions morales et éthiques, surtout celles sur la justice sociale; en travaillant avec des gens opprimés et en marge de la société et en leur donnant les outils pour s’affirmer; et en faisant la promotion de l’inclusion, surtout l’égalité des femmes dans l’Église et l’université. Plus que tout, nous témoignons de la vérité, dont le coût est rédempteur pour la communauté universitaire et dans notre propre mystère pascal.
  3. Célébrer la vie de façon créatrice, surtout dans la libération qui résulte des luttes et des échecs, des espoirs et des réussites, au sein de la communauté universitaire, dans un cadre de travail de la contemplation du mystère de Dieu tel que vécu dans le paradigme du mystère pascal de Jésus et tel qu’on s’en souvient, rendu présent et anticipé dans toute sa plénitude et sa gloire dans l’Eucharistie. Nous serons à l’écoute d’une célébration créatrice dans notre acceptation de la vie en tant que don sacré et gratuit de Dieu, dans nos moments de joie et de plaisir, dans nos dialogues de vie, dans notre engagement à adopter une attitude saine et holistique au sujet de la spiritualité, et dans la construction de communautés en quête de liberté (liturgiques, scientifiques, littéraires) dans toute la communauté universitaire. Une fois de plus, le Règne de Dieu prévaudra.
  4. Donner l’exemple d’une pastorale fondée sur la collaboration, au service de la communauté universitaire et l’Église. Nous savons que les besoins et les réalités de la vie de la présente génération sont les points de départ de notre pastorale, et nous reconnaissons que nous apprenons de la sagesse de ceux que nous servons – les élèves, les membres de la faculté et de l’administration. Nos équipes composées d’ecclésiastiques, de religieux et de laïcs, hommes et femmes, seront à la fois l’exemple et l’objectif de notre pastorale collaborative. Nos équipes ont besoin de témoigner du Règne de Dieux en étant équitables, en s’appuyant les unes les autres dans leurs différents charismes et en servant des personnes d’antécédents spirituels divers.
  5. Rassembler ensemble une communauté spirituelle visible qui est levain et lumière dans l’université, pour promouvoir et former une communauté de foi où la Parole de Dieu est proclamée et incarnée, où l’amour et l’intimité authentiques existent, où l’identité est encouragée, et où l’appartenance et l’accueil sont des priorités, où la guérison et l’intégralité sont possibles et où chacun est entraîné vers des gestes d’amour, d’empathie et de service.